Vingt deux ans... C'est le bel âge !
Moi aussi j'avais vingt deux piges quand ils m'ont serré.
Quand « Je»
me suis fait serrer...
Le Mitch fêtait ses 45 tours de calendrier !
Minuit venait de nous faire passer au 8 septembre.
C'était en 2005...
Has been !!! Je n'avais même pas encore vu la lumière. T'arrives direct de la préhistoire néo-contemporaine !
Je sais ouais ; C'est pas du tout neuf.
A l'époque, les puces électroniques n'étaient pas inoculées
dès la naissance.
C'est arrivé bien plus tard... Nous n'avions ni œil
derrière la
tête, ni double pénis...
mais n'importe, je m'égare.
Has been !!! Mono-bite...
Et comment vous faisiez pour la double pèn' ? Fallait y
mettre le pouce ?
Ou une matraque... Has been !
Les femmes étaient bien différentes. Elles désiraient
encore...
Elles charmaient, elles envoûtaient...
Et surtout, elles obtenaient, tout...
Dans la douceur.
Has been !!! Les femmes ont toujours été des chiennes,
vicieuses, exigeantes, sournoises et manipulat' ...
Ta gueule !...
Ouais, ferme ta grande gueule branleur !
Tu sais pourquoi vous êtes tous droitiers ?...
Parce que « Branlex » la firme qui fabrique vos bras
artificiels
-vos putains de poignets « F1 » avec lesquels
vous produisez des litres de foutre-Branlex a perdu la
propriété de tout autre organe artificiel lors du sommet
des 8, à Alger en 17...
« Nous », nous avons tous les autres
brevets, toutes les concessions...
Nous ne laisserons jamais votre système s'étendre au
reste
du Territoire !
Et c'est pour ça que je croupis ici !...
Je m'emporte mais je sais bien que ni toi ni tes potes
androïdes, ni ces putains de machines à pattes, n'y êtes
pour rien là dedans.
Tu subis, branleur ! Vous subissez votre système mais
il ne vous appartient pas.
Ca a commencé comme ça mec.
Il y avait Bush à l'ouest, et les autres, le reste...
Le british « Blair » c'est tout de suite acoquiné avec le texan.
Fine équipe !
Au lendemain du décès du grand Chirac, Sarkozizi a pris
le fauteuil...
Il est parti pour Wdc, a proposé la « génétisation » des
doubles pénis...
Le cow boy avait trouvé son boy scout...
Vos pères sont nés avec deux bites...
Ils se prenaient pour des surhommes...
Tu parles, les rois du pétrole, de la sodomie, des guerres
et de la
branlette...
Les Enculés quoi !
Hé Vieux ! Les femmes elles se branlaient aussi ?
Non mec !... Enfin si, mais, pas pareil.
Elles rêvaient encore...
Si tu savais ce que c'est beau une femme qui rêve.
Une femme qui se caresse en pensant à l'Amour que tu
vas partager l'instant suivant.
Une femme qui transpire l'un de ses parfums qu'elle a
choisi pour toi, pour te plaire...
Parce qu'elle t'aime...
Si tu savais ce que c'est d'aimer une femme, une Mortelle...
Belle, forte...
Has been !!! C'est trop vil d'aimer une femme...
C'est interdit !
On doit juste bander quand elles demandent, gicler, et
surtout fermer notre gueule si on veut pas croupir ici.
Moi j'suis en tôle parce que j'ai dit à ma maîtresse qu'elle
suait du cul...
Elles sont des chiennes qui ne pensent qu'à se faire
obstruer les orifices !
La mienne était une chatte, une tigresse. Elle était l'élue
du PdF, le « Putsch des Félines ».
Elles ont rejoint l'underground en 18. En 20 elle fut la
première élue du Peuple Femme et régnât jusqu'en 28.
C'est elle qui a pendu Bush par les couilles le jour où elle
accédât au trône Mondial.
Nous, membres des « Résistants sans Frontière » nous
sommes alors sentis floués par la mainmise des femmes
sur le Territoire...
Elles ont continué à développer leur système...
Au fil des générations, vous êtes devenus des bêtes, des
sortes d'étalons triés et numérotés...
Et équipés de deux bites pour mieux les faire jouir, tout en
pompant votre foutre, afin de vous multiplier, encore et
encore...
Nous sommes entrés en résistance le jour où elles ont
éliminé leur élue...
Mon élue.
Le « Putsch des Félines Sauvages » était mené par des
dissidentes du « PdF »...
Nous avons alors exprimé notre révolte !
Mes hommes ont attaqué en douze points stratégiques.
Douze explosions simultanées.
Bilan : Cent quatre vingt années-milliards de perte sèche et des millions de fœtus
détruits.
Je me suis livré à Elles.
A la Matrice j'ai dis :
Les Miens continueront le combat sans moi... Ils vous
vaincront !
Cette pute n'a pas exaucé mon vœu de mort.
« Tu fûs un rude résistant. Notre système te doit une partie
de sa splendeur...
Et tu avais conquis le cœur de notre première Matrice...
Pour cela, tu vivras !
Ta pénitence sera aussi interminable que notre allégresse
sera intense et notre joie extrême.
Jusqu'à la fin des RsF...
Tu seras le dernier... »
Depuis, je n'ai pas bougé d'ici. Les miens viendront m'y
chercher !
Je t'ai vu arriver dans cette putain de citadelle, et comme
des centaines de lascars avant, comme des centaines
encore après, je te verrais repartir... Branleur.
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Je somnole quelque peu ce matin, donc je reste au pieu. Qu'il est bon ce lit... Surtout quand l'insomnie s'est posée sur une grande partie de la nuit. Ce bonheur de latence vient prolonger, gentiment,
le bonheur du sommeil...
Mais qu'ouis je ? qu'entends-je ? Qui peut donc bien faire ce vacarme si étrange ? La chevauchée galopante d'un serpent à gueule d'ange.
Il vient me prévenir qu'une maquerelle toute en noire, ensorcelle ma belle au fond d'un lupanar. Là, je saute de mon lit et enfourche mon bourricot ;
Le fidèle « Han Hi » toujours prêt, toujours beau. J'ai glissé au passage, dans la poche de mon manteau, venant de Laguiole, la fine lame de mon couteau.
Mon serpent me guide vers "Saint Machin de Buthon". C'est ici que ma belle agonise au donjon. Le château, gardé par des "hérissons volants", sue une odeur fétide et des sons irritants.
Bœuf
en gelée translucide et nuttela collant
couvrent le sol hostile au moindre mouvement.
Après une pause pétard et une seconde de réflexion,
avec « Han Hi » je décide de passer à l'action !
J'appelle mon araignée, qui appelle ses amies,
elles me tissent une toile en guise de pont-levis.
Je m'engage sur le pont et je fonce droit devant,
étrillant au passage, quelques "piqueurs volants".
Leur sang visqueux et vert coule sur mon Laguiole,
Panique chez la sorcière... Diantre ! La folle s'affole.
Je pénètre à l'intérieur par le trou de la serrure,
j'm'aperçois que j'suis à poil et que j'n'ai pas mes
chaussures.
La sorcière qui, par derrière veut me fendre le crâne,
trébuche sur mon balai, se sonnant sur mon organe.
Je la ligote pieds-poings et je lui colle trois coups d'lattes.
J'attrape un hérisson que j'lui fourre dans la chatte.
Je peux sauver ma belle, enfin la voie est libre,
me voilà recouvert d'un costard "microfibre".
Les yeux de ma promise ressemblent à des ballons,
lorsque j'explose, d'un coup de tête la porte du donjon.
"Mon héros" hurle-t-elle, en me sautant au cou,
"délivre-moi de ce bordel, j'ai peur pour mon p'tit trou.
Y'a Babar l'éléphant qui veut m'sodomiser, et Hulk me
peindre en vert, en jouant du godemiché".
"N'ai crainte, ma douce !" dis-je, le poing levé au ciel.
Voit, mes amies colombes nous portent une nacelle".
Fier, j'embarque ma douce dans mon "panier-planant"
qui achève son envol juste au bord d'un torrent...
C'est un havre de paix où, les hérissons ont des fleurs,
à la place des aiguilles de leurs cousins d'malheur.
Les pétales qu'ils essaiment tapissent d'une couche
soyeuse,
la terre ferme qui chatouille et
les fourmis rieuses.
Ici, je décide d'entreprendre ma bien aimée ;
J'lui arrache son "soutif" et mordille ses nénés.
Elle se serre contre moi, je gonfle mes pectoraux,
je lui susurre "je t'aime", elle me laboure le dos.
Il y a tellement d'amour au fond de cette étreinte,
que disparaissent les doutes, les questions et les craintes.
Seuls au monde, nous nageons au milieu du décor,
on flâne, on baise, on rit, sur le dos des centaures.
Ce sont les "sages gardiens" de notre jardin secret,
dont les portes invisibles, sont toujours verrouillées.
Pas besoin de miradors, les "papillons-papuille",
quittent tour à tour son corps pour aller faire patrouille.
"C'est de cette source ma-mie, que jailli le bonheur,
qui uni nos deux vies et estompe nos peurs".
Nous rapprochons nos fronts, nos yeux font ritournelle ;
Mes mains joignent nos tempes et forment un tunnel.
Sans escale, sans billet, sans attendre à la gare.
La ligne que nous empruntons ne s'arrête jamais,
elle fait l'tour de notre monde et ne cesse de rouler.
Puis nous nous endormons, épuisés par l'amour,
fatigués de s'ébattre depuis le point du jour.
La clarté de la lune mets du bleu sur sa peau
et une pluie d'étoile vient épouser son dos...
Je caresse l'épaule, dorée, de ma dulcinée,
et m'évanouis, par les effluves de ma douce, enivré.
"Qu'il est bon de s'éveiller à tes côtés ma douce..."
Mais qu'entends-je ?... Non de non !... C'est mon coloc'
qui
tousse.
J'ouvre un œil
puis les deux, je suis seul, dans mon lit.
Là je quitte ma paresse, mais mon songe est fini.
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